Pendant longtemps, beaucoup de courtiers spécialisés dans la gestion de patrimoine ou l’assurance-vie ont considéré l’IARD comme un monde à part : des sinistres, des garanties multirisques, de la paperasse… bref, pas forcément le terrain de jeu le plus séduisant. Mais en 2026, cette séparation n’a plus vraiment de sens. Et c’est même un pari risqué de s’y tenir.
L’IARD (Incendie, Accidents et Risques Divers) est en pleine recomposition. Les clients veulent désormais des solutions globales : un accompagnement qui protège à la fois leur patrimoine et leurs biens matériels.
Un chef d’entreprise ne veut plus jongler entre trois interlocuteurs pour gérer son assurance flotte, ses locaux et son contrat homme-clé. Il cherche un partenaire unique, fiable et réactif.
Les acteurs capables d’apporter cette cohérence — en combinant la vie et l’IARD — gagnent du terrain.
C’est l’un des secrets les moins bien gardés du métier : les clients qui confient à un même courtier leurs assurances de biens et de personnes sont beaucoup plus fidèles.
Quand un client t’appelle pour une renégociation de contrat auto, c’est une opportunité de parler prévoyance. Quand il souscrit une multirisque habitation, c’est le moment idéal pour aborder son assurance emprunteur.
Autrement dit : l’IARD ouvre la porte à des conversations plus riches, plus fréquentes et plus concrètes.
Avec la baisse des taux et la pression croissante sur les marges des produits d’épargne, les courtiers ont tout intérêt à diversifier leurs sources de revenus.
Les commissions récurrentes issues de l’IARD peuvent devenir un vrai pilier de stabilité. C’est moins glamour que la gestion financière, certes, mais plus régulier, plus prévisible — et souvent plus simple à gérer.
L’arrivée de nouvelles réglementations, la montée des risques climatiques, les cyberattaques ou encore les évolutions de mobilité… tout pousse le secteur vers plus d’innovation et de transversalité.
Les courtiers capables de proposer des solutions IARD pertinentes et responsables seront perçus comme modernes et agiles.
Là encore, c’est une question d’image : demain, ne pas avoir d’offre IARD, ce sera un peu comme ne pas avoir de site web en 2010.
Avec le lancement de sa branche AR Groupement IARD en janvier 2026, le groupement offre à ses membres la possibilité d’intégrer ce virage sans repartir de zéro.
Accès à des partenariats assureurs solides, accompagnement réglementaire, formation continue, outils digitaux communs… tout est pensé pour permettre aux courtiers de monter rapidement en compétence et d’ajouter une corde rentable à leur arc.
L’IARD n’est plus un complément. C’est une brique stratégique incontournable pour les courtiers qui veulent durer, fidéliser et renforcer leur position sur le marché.
En 2026, les acteurs qui auront su anticiper ce virage seront ceux qui gagneront en autonomie et en valeur perçue.
Les autres… risquent de regarder passer le train.